samedi 29 novembre 2014

Les prix “Dora-suarez-le-blog” décernés à Villeurbanne

Samedi 29 novembre, la librairie Fantasio de Villeurbanne recevait l'équipe de Dora-Suarez-le-blog, créé et animé par Ludovic Francioli pour une remise des prix 2015 et des dédicaces.

Trois auteurs ont donc reçu leurs prix :
  • Fabio Mitchelli pour La Compassion du diable (éditions Fleur Sauvage)
  • Gérard Coquet pour Malfront, les mémoires de Mathilde (in octavo éditions)
  • Eric Robinne pour Le Silence des loups (éditions Nouvelles Plumes)
Dora-suarez-le blog accueillait par la même occasion deux auteurs de polars présentant leurs tout derniers romans :
  • Bernard Jadot pour Dix petits meurtres aux Gratte-Ciel (éditions du Poutan)
  • Jacques Morize pour Le Fantôme des Terreaux (éditions AO)
Quelques photos prises “sur le vif” :

Jacques Morize (à gauche) et Bernard Jadot (à droite)… sur une “scène de crime” bien pacifique !

Les trois lauréats, de gauche à droite : Eric Robinne, Fabio Mitchelli et Gérard Coquet.

Et le fondateur et animateur de Dora-suarez-le-blog, Ludovic Francioli, présentant le “cru 2015” de ses lectures.

La photo de groupe : libraire, blogueur, auteurs…

Un grand merci à tous ainsi qu'aux lectrices et lecteurs venus discuter, recueillir des dédicaces forcément inédites et se procurer tous ces livres de référence.

jeudi 30 octobre 2014

« Je est un arbre », de Sophie Latappy

Sophie Latappy avait publié aux éditions AO deux petits livres illustrés : Terre à terre (une journée particulière) et Belle-Île, ma belle. Céramiste, mais aussi dessinatrice, Sophie souhaitait se lancer à son tour dans la belle aventure de l'édition, avec un projet d'album mêlant texte et dessins au trait. « Je est un arbre » lui a été inspiré lors de randonnées sur le chemin de Compostelle. Il met en scène un vénérable châtaignier qui, par le truchement des bâtons de pèlerins que fournissent ses branches, accompagne les pensées des marcheurs.

À sa demande, les éditions AO ont réalisé pour son compte une prestation d'assistance à l'édition, mettant à sa disposition une expérience de plus de cinq années.

De quoi s'agissait-il ?

D'abord de créer et référencer la maison d'édition que Sophie a choisi de dénommer Premiers matins. Nous l'avons aidée à s'inscrire à l'AFNIL et à obtenir le fameux sésame : les numéros ISBN.

Puis nous avons assuré de A à Z la mise en pages (au pluriel, le livre en compte 128) du texte et des nombreux dessins qui l'illustrent (sous Adobe InDesign). Le texte a été soigneusement révisé orthographiquement et typographiquement en liaison étroite avec l'auteure – et future éditrice.

Il fallait ensuite trouver une formule permettant d'imprimer à un coût raisonnable, et à petit tirage, l'album ainsi conçu “virtuellement”, afin que son prix de vente demeure abordable.


Nous avons exploré avec Rapid Copy (imprimeur à Lyon) les différentes possibilités, pour retenir un objet de format A5 en paysage, relié avec une reliure dite “intégrale” (spirales métalliques noires). Pour habiller le livre, une couverture complète, avec dos et quatrième, a été imaginée et façonnée par l'imprimeur.


Le papier est de teinte dite “blanc naturel”, qui, contrairement à ce qu'indique son nom, n'est pas blanc vif, mais au contraire discrètement teinté d'un crème très léger.


La quatrième de couverture fournit aux futures lectrices et lecteurs les éléments indispensables. En voici le texte reproduit in extenso :

Je est un vieux châtaignier qui s’ennuie à mourir.
Il trouve le moyen de voyager en compagnie d’êtres humains.
Dans ce conte poétique, un brin philosophique,
Hommes, femmes, arbres… tous sont en marche sur le Chemin.

« La création anime ma vie »

C’est ainsi que Sophie Latappy définit son parcours. Céramiste et graphiste entre terre et mer, en Loire-Atlantique, elle est passionnée de psychologie et, depuis peu, de marche ; au point de parcourir désormais le Chemin de Compostelle chaque année. Ce récit illustré est né de sa belle expérience entre Conques et Cahors.

Vous pouvez vous procurer ce joli livre auprès de Sophie Latappy, par l'intermédiaire de son site web (page contact) ou, si vous êtes sur Facebook, à sa page personnelle. Si vous résidez en région parisienne, vous pourrez trouver Je est un arbre sur le stand de Sophie au salon Marjolaine (du 8 au 16 novembre 2014), et discuter avec l'auteure-éditrice.

dimanche 5 octobre 2014

Henry Carey reçu au “Panier de livres” à Caluire


Valérie Auclair, libraire à Caluire, recevait ce samedi 4 octobre les éditions AO.

Henry Carey, Caluirard, présentait son suspense Six yaourts nature, en vente dans la librairie depuis le printemps. À ses côtés, l'éditeur, Villeurbannais d'adoption, ravi d'être reçu dans cette librairie joyeusement colorée.

Nous avons accueilli avec plaisir des lectrices, telles Sylvie ou Cécile, un couple de clients attentifs et heureux d'ajouter un suspense à leur liste de lectures du soir, une dame incluant le “panier de yaourts” à ses achats, ainsi que des clients de passage qui ont pu découvrir le catalogue des éditions AO – sans oublier le correspondant du Progrès, Boris Matussière, venu collecter informations et photos en vue d'un article. Il nous a transmis aimablement le cliché ci-dessous, sur lequel apparaissent, de gauche à droite, Henry Carey, Valérie Auclair, libraire et l'éditeur et rédacteur de cet article, Jean-Luc Tafforeau.

Valérie Auclair dispose d'un échantillon de nos publications, tels Sacré mont Blanc !, De Fils en Aiguilles, L'Or du Paradis ou le polar truculent Flinguer le président, c'est mal ! N'hésitez pas à vous rendre au 75 de la rue Jean-Moulin pour les feuilleter et compléter votre collection ou trouver des idées de cadeaux inédits pour les fêtes.

Et puisque l'on parle “performances” dans notre société quelque peu échevelée, notons qu'au Panier de livres, les ventes de Six yaourts nature ont représenté plus de 20% de celles du brûlot de l'ex-compagne de notre président de la République. Un score remarquable, n'est-ce pas ?

samedi 20 septembre 2014

Infernal paradis !

Il est vrai que je suis un fan de Benoît Duteurtre. Aussi me suis-je précipité sur son dernier roman, L'Ordinateur du paradis, et n'ai-je pas regretté mon geste.
L'œuvre de Benoît Duteurtre est très riche. Il aborde de nombreux genres, y compris des essais – je m'étais délecté de ses Polémiques (2013). Deux genres principaux dominent toutefois : la verve humoristique (*) et la veine autobiographique (**). L'Ordinateur du paradis appartient au premier, à l'évidence ! Une fois encore, l'auteur traque les travers de notre époque, avec un humour cruel et féroce. Au point d'imaginer son personnage frapper à la porte du paradis…

Mais quelle faute a commise Simon Laroche, haut fonctionnaire à la Commission des Libertés Publiques ? Il a tout bonnement prononcé une phrase instinctivement, en off, juste avant une émission de radio. Et il a été enregistré à son insu. Se répandant via Internet, elle va ruiner sa réputation malgré toutes ses dénégations.

Duteurtre tombe à pic pour dénoncer un problème nouveau et redoutable. Aujourd'hui, il n'est plus possible de “parler franc”, même dans une conversation privée. La tyrannie de la transparence, une transparence biaisée et dévoyée, menace à tout instant les personnalités publiques. On ne peut s'empêcher de songer au désormais fameux “sans-dents” envoyé dans les gencives de notre président de la République par son ancienne compagne vengeresse.

L'espionnage permanent rendu possible par les nouvelles technologies a quelque chose de cauchemardesque : qu'arrivera-t-il si, à tout instant, une conversation privée, entre personnes capables de relativiser leurs propos, peut devenir publique, tronquée, sortie de son contexte, et envoyer son auteur dans l'enfer médiatique ? Et comme les “écrits restent”, toutes ces “paroles écrites” que sont les SMS ou les courriers électroniques peuvent à tout instant ressurgir… comme dans le roman.

Alors, Simon Laroche ira-t-il au paradis en dépit de son “péché mortel” ? Vous le saurez en toute fin du roman, dans une pirouette finale finement imaginée…

Petit post-scriptum en forme de jeu de mots. Un pur hasard a fait que ce livre, L'Ordinateur du paradis, a un titre très proche de la dernière publication des éditions AO, L'Or du paradis. Ce genre de coïncidences m'amusent toujours !

Jean-Luc Tafforeau, éditions AO

(*) Il faut absolument lire La Petite Fille et la Cigarette ou Le Retour du Général, parmi ses meilleurs opus humoristiques (souvent grinçants, il a bien raison !). Et, pour ma part, j'ai une affection toute particulière pour Chemins de fer, certes dans le registre parodique, mais dans une ambiance intimiste plus douce.
(**) Les Pieds dans l'eau ou L'Été 76 sont remarquables de subtilité et de sensibilité.

dimanche 3 août 2014

À lire avant d'aller dormir

Nous venons de lire le suspense de S.J. Watson, Avant d'aller dormir. Un titre adapté ! À lire “avant d'aller dormir”, mais en sachant que vous ne vous endormirez pas tout de suite.

Le scénario est roué. Chaque matin, une femme de cinquante ans se réveille chez elle, amnésique. Elle croit avoir vingt ans de moins, et ne reconnaît même pas son mari, allongé à côté d'elle. Lors de son sommeil, elle oublie tout ce qui s'est passé dans la journée écoulée.

Un médecin lui propose de l'aider. Elle devra écrire un journal, dans lequel elle consignera ce qui s'est déroulé dans la journée. Le lendemain, il lui téléphonera pour lui indiquer l'existence du journal et l'inviter à le lire. Ainsi, jour après jour, peut-être parviendra-t-elle à reconstituer sa vie… et retrouver la mémoire.

Presque un mois va ainsi s'écouler. Du 9 au 23 novembre, nous nous interrogeons avec Christine Lucas, tentons de comprendre comment elle est devenue amnésique, quelle était sa vie “avant”, jusqu'au dénouement, forcément inattendu et étonnant.

Before I Go To Sleep est le premier roman de l'auteur, un britannique de 43 ans. Il a été repéré pour intégrer un atelier d'écriture de la Faber Academy, fondée par l'éditeur homonyme. Une réussite, sans nul doute.

Comme souvent dans ce type de thriller, il faut attendre la toute fin du livre pour obtenir la solution de l'énigme… et le roman s'achève abruptement. Pas d'épilogue, juste le minimum d'informations concentré en quelques pages. On dirait que le nombre de pages a été fixé à l'avance et que, soudain, le contingent est épuisé, l'auteur étant contraint de conclure !

L'action se déroule à Londres. Mais comme l'ambiance rappelle fortement les thrillers américains, on a du mal à se souvenir qu'on est en Grande-Bretagne, d'autant qu'aucune description ne vient nous le rappeler. Une caractéristique de l'écriture anglo-saxonne.

Hormis ces remarques – qui ne sont pas spécifiques à ce livre – on a le plaisir de passer quelques heures haletantes, qui plus est avec un texte très bien traduit (par Sophie Aslanides) et tout aussi bien typographié – en particulier les dialogues.

Aux éditions AO, nous aimons tant les livres que nous abîmons peu ceux que nous lisons. Si ce roman vous tente, nous nous ferons un plaisir de vous l'expédier en occasion avec l'éventuelle commande que vous passerez sur notre site : www.ao-editions.com 

jeudi 10 juillet 2014

350 livres à 3 051 mètres d'altitude

L'initiative du gardien du refuge des Grands-Mulets, Ludovic Moucheront, a été couronnée de succès.
La bibliothèque qu'il a installée à 3051 mètres d'altitude rencontre un grand succès auprès des alpinistes qui font étape dans ce refuge sur la route du mont Blanc.

Un extrait de son courriel reçu aujourd'hui :

« Un immense merci à vous tous qui avez contribué à la création de cette bibliothèque qui est un grand succès. Beaucoup d'appréciations en ce sens et même une lettre de compliments. Grâce à vos dons, nous avons réunis 350 livres sur le thème de la Montagne et ceux ci ne cessent d’être consultés. De plus, elle est très respectée puisque tous les livres y sont ramenés… […] Nous pouvons créer la plus grosse bibliothèque des Alpes sur ce thème de la montagne à 3 051 mètres…
Merci et à bientôt. »
Ludo, gardien du refuge des Grands Mulets

Les éditions AO lui avaient offert Sacré mont Blanc ! (Marc Lemonnier, Cécile Auréjac et Pilo), De Fils en Aiguilles (Jean-Claude Charlet), ainsi que plusieurs ouvrages anciens tirés de leur propre bibliothèque alpine. On peut les reconnaître sur cet agrandissement (flèches).


dimanche 25 mai 2014

Les Yeux jaunes des crocodiles

Je cherchais un film à aller voir. Tiens, Les Yeux jaunes des crocodiles. Drôle de titre ! Avec Emmanuelle Béart et Julie Depardieu. Un duo tentant. La bande annonce est plutôt séduisante. Et on y parle de livres et d'auteurs. Banco !

Ce que j'aime, c'est inverser la démarche habituelle : lire le livre qui a inspiré un film après avoir vu le film. La plupart du temps, cette lecture permet d'approfondir la psychologie des personnages, de découvrir des rebondissements que le script n'a pas pu traiter pour cause de durée limitée. Ça semble être le cas ici : le film durait 2 heures, le livre a plus de 600 pages, une dizaine d'heures de lecture en perspective.

Il me faudra 200 pages pour m'habituer au style de Katherine Pancol. J'ai appris en achetant l'édition Livre de Poche que le roman a été un best-seller. Je n'ai aucune prévention à l'égard des best-sellers. Ce serait de mauvais goût, pour quelqu'un qui exerce une activité d'éditeur – à tout le moins de la mauvaise foi. Il est utile et instructif de lire un roman qui a séduit des dizaines de milliers de lectrices et lecteurs.

La façon de raconter la vie de cette galerie de personnages est toute particulière. Tandis que la romancière relate les faits, elle entrecoupe sans cesse son texte des pensées de chacune et chacun. Et ce sans aucune rupture typographique. Un indice : quand on passe du passé simple (relation de l'histoire) au présent, c'est qu'il s'agit de pensées. Il faut s'y habituer. D'autant que les pensées, c'est bavard, si l'on peut dire. D'où les 600 pages. Mais j'ai accroché, même en connaissant le scénario. Donc, chapeau à l'auteure.

Curieusement, à part une ou deux péripéties secondaires, on n'apprend rien de plus que ce que le film montrait en images. Les personnalités de Joséphine, Iris, Hortense, Philippe, Marcel, sont encore plus caricaturales que dans le long métrage. J'ai aussi eu souvent l'impression que la romancière n'aimait pas ses personnages, alors qu'elle clame le contraire. Joséphine est beaucoup plus "mollassonne" que son interprétation par Julie Depardieu, subtile et attachante. Et Katherine Pancol ne semble la considérer qu'à partir du moment où l'argent rentre sur son compte en banque, et qu'elle devient capable d'en gagner. Un état d'esprit très anglo-saxon, ai-je trouvé. Même chose pour l'irritante Hortense (la paire de claques qu'elle reçoit dans le film avait déclenché l'enthousiasme de spectatrices dans la salle). Dans le roman, l'adolescente prétentieuse du film se transforme en machiavélique séductrice. Iris, toujours dans le roman, est carrément sacrifiée. Pas de pitié pour les perdantes ! Ni au début, quand c'est Joséphine, ni à la fin, quand c'est au tour de sa sœur.

Et, en dépit de relectures certainement précises et attentives, quelques clichés ne manquent pas de se répéter. Difficile d'échapper à nos “expressions préférées” quand nous écrivons. Katherine Pancol est adepte de deux expressions très datées. “Battre froid”, d'abord, utilisé une demi-douzaine de fois au moins, y compris dans les dialogues : “Je ne sais pas ce qu'il a, il me bat froid”. Et le “fait aux pattes”, répété une vingtaine de fois, non sans une certaine gourmandise.

Il reste une satire assez drôle du monde des médias et de l'édition. Dans cette histoire, un éditeur est capable de faire une avance de plusieurs milliers d'euros à la seule lecture des 20 premières pages d'une ébauche de roman. Il a du nez, cet homme. Et de la trésorerie ! Ne rêvez pas, chers auteur(e)s qui me lisez, je n'en ai pas (encore !) les moyens !

En bonus : un extrait des remerciements placés par l'auteure en fin de volume, selon un usage d'origine anglo-saxonne. Il mériterait de figurer dans une anthologie du genre.


À noter une coquille typographique typique, qui provient du traitement de texte Word. Quand on saisit un point d'exclamation, Word ajoute une espace juste avant. D'où l'espace entre la parenthèse ouvrante et le premier point d'exclamation, qui n'a pas lieu d'être… Quant au nombre de points d'exclamation, un seul aurait suffi, le fait de naître à Megève n'étant pas si extraordinaire (!!!!).

lundi 12 mai 2014

Imaginez Théo Giacometti à “Barcelo”

La librairie Imaginez, de Barcelonnette, organisait un petit “salon du livre ubayen” samedi 10 mai.

Le photographe Claude Gouron, les auteurs Théo Giacometti, Olivier Vaginay et Francine Burlet y présentaient leurs livres. L'occasion de redécouvrir les derniers ouvrages de l'année – tous "made in Ubaye" – ainsi que la dernière actualité de leurs auteurs, réunis sur la place Manuel à Barcelonnette pour l'occasion. Le Choucas Bar voisin s'est prêté également à une mini-exposition de certains des clichés du livre La Gloire de ma mère ainsi qu'à une projection de photos.


Les éditions AO saluent cette nouvelle initiative de nos amis Marie-André et Laurent avec effusion !

samedi 10 mai 2014

Deux z'orthographes

Le saviez-vous ?
Il n'existe pas une orthographe française, mais bien deux.
Deux fois plus de travail pour les apprendre !
Alors, faites-vous aider de votre traitement de texte…

Un paragraphe de texte a été soumis au “correcteur” informatique, en deux versions.


En mode “orthographe traditionnelle”, des fautes sont soulignées dans la seconde version.


En mode “orthographe rectifiée”, des fautes sont soulignées dans la première version.


 Pour mettre tout le monde d'accord, passez en mode “mixte”. Mais alors… attention à l'hétérogénéité de vos orthographes ! Des ambiguïtés – pardon, des ambigüités – en perspective !

Addendum du 5 février 2016

Aux éditions AO, nous avons choisi d'appliquer l'orthographe traditionnelle dans nos livres. Rien à voir avec on ne sait quel "traditionalisme". Il se trouve qu'aucun éditeur (ou presque) n'applique l'orthographe réformée de 1990. Nous n'avons aucune raison de jouer aux pionniers, n'étant qu'un "petit éditeur". Respectons le lecteur, évitons-lui de se poser des questions-pièges et de lui faire perdre ses repères ! (Voyez ce qui précède, et mesurez l'ampleur du problème !)
Cependant, pour être complet, il nous arrive d'appliquer certaines des idées de la réforme, mais uniquement lorsque nous constatons que l'usage commence à les consacrer.
L'usage et l'orthographe évoluent lentement, et le principe même d'une réforme autoritaire et technocratique nous semble absurde.

samedi 19 avril 2014

Rouen, 19 avril 2014

En 1944, à quelques semaines seulement du Débarquement, les Alliés cherchaient à affaiblir les forces allemandes. L'un de leurs objectifs était Rouen, et la commune voisine, Sotteville-les-Rouen. Il s'agissait de détruire des installations ferroviaires ainsi que les ponts permettant de traverser la Seine. Le 19 avril 1944, plus de 6000 bombes étaient lâchées sur l'agglomération rouennaise, causant la mort de 800 personnes, tandis que 20000 se retrouvaient sinistrées. Si les aviateurs anglais utilisaient la technique du “piqué” pour s'approcher de leurs objectifs, les lourds bombardiers américains devaient se contenter de larguer leurs bombes en haute altitude, avec une précision malheureusement très approximative…

À l'occasion du soixante-dixième anniversaire de cette terrible journée, la ville de Rouen a organisé plusieurs rencontres et commémorations.

Or, il se trouve que les éditions AO avaient édité il y a quelques années un petit livre intitulé Rouen, 19 avril 1944, dans leur collection Une Journée particulière. Jean-Luc Tafforeau, créateur et gérant de cette maison d'édition, avait retrouvé les carnets de son père, Henri, qui y avait consigné ses souvenirs de la terrible journée – il avait alors presque 15 ans. La Mairie de Rouen s'est donc procuré une centaine d'exemplaires du livre, afin de le diffuser auprès de celles et ceux qui avaient vécu cette journée, mais aussi auprès de jeunes élèves des écoles. Une façon de transmettre la mémoire de cette époque ô combien troublée et dramatique.

Les éditions AO souhaitaient remercier la ville de Rouen pour cette initiative. Voilà qui honore au passage la mémoire d'Henri Tafforeau, disparu en 1988 : par le truchement de ce petit livre, il a pu partager ces jours-ci ses souvenirs du 19 avril 1944 avec les Rouennaises et les Rouennais.

On distingue sur cette image extraite de la vidéo publiée sur le site de France 3 Haute-Normandie le livre Rouen 19 avril 1944 (flèche). Nous vous recommandons la lecture de l'article complet.

Sur le site web P'tit Pat' Rouennais, vous pouvez également lire le témoignage détaillé de Mme Françoise Menuisement, qui vécu elle aussi ces bombardements dramatiques.

dimanche 6 avril 2014

Quais du polar 2014 - tome 2

Dimanche 6 avril, 10h. Palais du Commerce, à Lyon.

J'avais bien sûr garé ma modeste motocyclette bien en vue devant le Palais, restons discrets !

Ne nous y trompons pas : ce chariot n'est pas destiné à mes futurs achats… mais bien aux livres que je me prépare à vanter… et si possible à vendre au 10e festival “Quais du polar” 2014, où la librairie Le Bal des Ardents recevait les éditions AO pour la troisième fois sur son stand. Nous renouvelons nos vifs remerciements pour cet accueil à Elsa, Francis ainsi que toute l'équipe de la librairie !

Waouh ! Impressionnante, cette grande salle ! Repérez la flèche pour retrouver le stand AO…
(et cliquez sur l'image pour zoomer, ce sera plus commode).

Vue aérienne… à donner le vertige !

Tout est en place : livres, auteurs, libraires…

Le premier contact : la lecture de la quatrième de couverture, relayée par les commentaires de l'éditeur.

Et quand la discussion a été fructueuse, c'est l'achat !

Enchaîné avec la dédicace, privilège des visiteurs du festival. Les éditions AO recevaient en “guest-star” sur leur stand Jacques Morize, auteur de deux polars situés à Lyon, Le Diable de Monchat et Rouge Vaise, et dont un troisième tome est en préparation. Ces enquêtes trépidantes sont toutes menées par son personnage haut en couleur, le commissaire Séverac.

Les festivals sont aussi l'occasion de rencontres avec d'autres auteurs, tels que notre voisin, Ghislain Gilberti, qui présentait son thriller Le Festin du Serpent.


Un auteur confirmé, primé et bientôt adapté au cinéma, auquel nous avons bien sûr demandé de nous donner “la recette du succès"… qui restera confidentielle – secret professionnel oblige !



vendredi 4 avril 2014

Quais du polar 2014 - tome 1

 
Vendredi 4 avril 2014. Les éditions AO étaient reçues sur le stand de la Librairie Le Bal des Ardents, au Palais du Commerce de Lyon, dans le cadre de la dixième édition du festival “Quais du polar” 2014. Un grand merci aux libraires – Elsa, Francis et leurs collègues – pour nous avoir accueillis une nouvelle fois.

Installation du stand, sans oublier l'écriteau annonçant l'auteur, même si Henry s'écrit avec un “Y”, contrairement à ce qu'il indique.

À peine en place, c'est la ruée ! (j'exagère, mais il y a de ça !)

Henry présentait Six yaourts nature, un suspense au titre inattendu : lire la quatrième de couverture pour comprendre son origine… et le mystère que recèle le roman.

Et tout s'éclaire !

Voisinage prestigieux de Craig Johnson, qui n'hésite pas à poser avec ses admiratrices (la prochaine fois, c'est décidé, je viens avec un chapeau de cow-boy !)

Voisinage prestigieux (bis) de François Boulay, qui remporta le prix Quais du polar en 2007, et publie régulièrement des romans depuis – y compris chez Folio Policier, la consécration.

Le tome 2, dimanche 6 avril, est à suivre ici.

vendredi 21 mars 2014

BiaGest2, une application “sur mesure”

En ce début d'année 2014, les éditions AO mettent la dernière main à l'une de leurs créations informatiques les plus sophistiquées : BiaGest2. Cette application personnalisée de base de données entre bientôt en service chez notre client, le Groupe MF.

Cette PME parisienne, spécialisée dans le secteur de la santé depuis une vingtaine d'années, organise régulièrement d'importants congrès médicaux, que ce soit à Paris, dans les régions de France ou à l'international (Espagne, Belgique, Dubaï). C'est l'activité de MF Congrès. Le Groupe MF est aussi éditeur de livres et de revues médicales scientifiques, comme le Journal des Plaies et Cicatrisation, sa version anglophone, Journal of Wound Technology, ou encore la Revue Francophone de Gériatrie et de Gérontologie, publiées sous la bannière Éditions MF.

Des données fiables pour un suivi précis des activités de l'entreprise

BiaGest2 se concentre sur la prospection commerciale et sur les ventes, à partir de modules de gestion de contacts et de documents – courriers, devis, factures. Un soin tout particulier a été apporté à la structuration des informations afin de fiabiliser les données et d'assurer un suivi très précis de toutes les activités de l'entreprise.

Déployée sous Mac OS à partir de l'environnement de développement 4D, cette application entièrement personnalisée et sur mesure se distingue par une ergonomie soignée et intuitive, d'une grande souplesse d'emploi : multi-fenêtrage, commandes normalisées, préférences et paramétrages nombreux, avec un parti sans concession de clarté et de lisibilité. En ce sens, les éditions AO sont conformes à l'esprit qui habite aussi bien les livres qu'elles publient que les applications informatiques qu'elles conçoivent.


La barre d'outils de l'application donne accès à ses principales fonctions. Elle résume la structure de la base de données : des Documents, impliquant des Contacts et des Organisations. Des lignes de factures, baptisées Prestations, donnent lieu à d'éventuelles Livraisons, ainsi qu'aux Mouvements comptables. Les tables de paramètres, une demi-douzaine, comptent en particulier le Tarif et les Codes Postaux. Chaque utilisateur ajuste ses Préférences de travail et dispose d'une imagette…

Une ergonomie sophistiquée dans sa simplicité
“Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?” La boutade est connue. Elle rend compte cependant avec humour de ce paradoxe apparent : pour “faire simple”, il faut accepter la complexité, la “dompter” pour aboutir à un outil informatique intuitif, ce qui demande beaucoup d'intelligence et de réflexion. Il est, en pratique, beaucoup plus aisé – et rapide – de concevoir des applications compliquées et opaques, nécessitant ensuite un long apprentissage…

Une fenêtre de consultation : la table des Pays, qui rassemble de nombreux paramètres, au premier rang desquels les normes postales de présentation des adresses.

Chaque table s'affiche dans une fenêtre de consultation (liste), d'où sont déclenchées toutes les fonctions habituelles : recherches, filtrages, sélections, créations et modifications, traitements de masse (“Actions”). Chacun ouvre les fenêtres dont il a besoin pour travailler, certaines tables acceptant même plusieurs fenêtres de consultation en simultané.

Les contacts : un patrimoine commercial à préserver et valoriser

Une fenêtre de saisie de Contact.

Parmi les priorités définies lors de l'analyse figurait une structuration optimale des contacts. Leur saisie a été conçue de façon à hiérarchiser les données, à contrôler leur cohérence, tout en offrant à l'utilisateur de nombreux raccourcis. L'un des objectifs était d'optimiser la rédaction des adresses, en incluant par exemple un contrôle des codes postaux, mais aussi en appliquant les normes postales (nombre de caractères par ligne d'adresse, abréviations de voies, etc).

Accélérer et optimiser le suivi des recettes et des règlements

BiaGest2 joue également le rôle de comptabilité auxiliaire de recettes, en établissant les journaux de ventes et de règlements. La TVA est gérée dans toute sa complexité, tenant compte des multiples régimes applicables, dans l'Union Européenne notamment. 

Le “statut” d'un document (facture par exemple) détermine les actions à accomplir le concernant, symbolisées par autant de boutons dont les icônes évoluent selon le contexte et l'avancement des tâches.

L'évolution vers l'international du Groupe MF a enfin milité en faveur de la prise en compte de plusieurs langues dans la présentation des documents, et pas seulement au niveau des adresses postales. Un lexique de termes est automatiquement enrichi de toutes les formules apparaissant dans les documents, afin qu'ils puissent être traduits lors de leur édition. Dans cette première version, outre le français, l'anglais et l'espagnol sont d'ores et déjà pris en compte.


Application “générique” ou “sur mesure”

Faut-il acquérir une application informatique “universelle” – parfois appelée “générique” – ou développer un outil sur mesure ? Dans le contexte d'une PME comme le Groupe MF, le choix de la seconde option a résulté des constatations suivantes :
- L'abondance des fonctionnalités des applications génériques induisait à la fois des coûts de licences élevés et un paramétrage extrêmement complexe, sans pour autant que les besoins les plus stratégiques ne soient satisfaits.
- La rapidité et la souplesse de développement autorisées par l'environnement 4D ramenaient le coût du “sur mesure” à un niveau inférieur à la plupart des outils standardisés.

Jean-Luc Tafforeau, mars 2014