mardi 31 décembre 2013

Jean-Claude Charlet en dédicace à Argentière


Jean-Claude Charlet a présenté son livre De Fils en Aiguilles - parole de guide à la librairie-presse d'Argentière, le tout dernier jour de 2013. Plusieurs dizaines de lecteurs ont ainsi eu le plaisir de se procurer des exemplaires dédicacés par l'auteur. Au total, ce sont plus de 100 exemplaires qui ont été commercialisé par cette librairie argentéraude. Nous remercions M. et Mme Chaudun pour ce score exceptionnel !

L'auteur, Jean-Claude Charlet, et la libraire, Mme Chaudun, le 31 décembre 2013 à Argentière.
Merci à André Berriot pour ses talents de photographe.

dimanche 22 décembre 2013

De Cham' en aiguilles : tournée des librairies

Jeudi 19 décembre dernier, une forte équipe, composée de l'auteur du livre et de l'auteur de ces lignes a livré les librairies de la vallée de Chamonix de lots conséquents de De Fils en Aiguilles, la parole de guide de Jean-Claude Charlet.

Si donc vous résidez en vallée de Chamonix, ou que vous venez y passer quelques vacances ces jours prochains, vous ne pourrez pas manquer cette nouveauté dont les éditions AO sont spécialement fières !


À Vallorcine, chez Guy Ancey, qui associe la librairie, la presse, le bureau de tabac, la Poste ainsi qu'un bar, dans la plus pure tradition des commerces généralistes de villages.


Au tabac-presse-librairie de M. et Mme Chaudun, 338, rue Charlet-Straton, en plein centre d'Argentière, où plusieurs dizaines d'exemplaires ont d'ores et déjà trouvé preneurs.


Aux Praz-de-Chamonix, 1486, route des Praz.

À Chamonix, on compte désormais quatre librairies dépositaires.


La librairie Jean Landru, fondée en 1930, connue entre autres choses pour son rayon montagne spécialement fourni, située 74, rue Joseph Vallot.


Tairraz-Photographie alpine, 162, avenue Michel Croz, où vous pourrez compléter votre achat par l'acquisition de superbes photos de montagne, par exemple celle du col de la Grande Rocheuse, départ du couloir Whymper à l'aiguille Verte, signée Tairraz.


La Maison de la Presse, 93, rue du Docteur Paccard, qui, comme son nom ne l'indique pas, est aussi la Maison des Livres, avec un assortiment conséquent de livres de montagne et de DVD sur tous les thèmes, sans oublier la littérature générale.


Le Chardon Bleu, de Nicolas Dufour, 291, rue Paccard, où l'on trouve en particulier moult topos-guides, et ce dans toutes les langues disponibles, au premier rang desquelles l'anglais.

Par ailleurs, le distributeur spécialisé montagne Pierre Tardivel est en train d'alimenter les autres librairies de Haute-Savoie, notamment dans la vallée de l'Arve et à Saint-Gervais.

Enfin, à Notre-Dame de Bellecombe, c'est la galerie Ancolie, en plein centre, qui vous proposera De Fils en Aiguilles.

Et si vous n'avez pas l'occasion de passer dans une de ces librairies, deux solutions :
  1. Vous rendre dans la librairie la plus proche de chez vous, et commander le livre, en signalant que les éditions AO sont référencées chez Dilicom et Electre.
  2. Commander directement sur le site des éditions AO, soit par correspondance, soit par PayPal.

Merci de votre attention !

mercredi 18 décembre 2013

Jean-Claude Charlet au JT Montagne de “8 mont Blanc”


Mercredi 18 décembre 2013, Jean-Claude Charlet était l'invité du JT Montagne de la chaîne 8 mont Blanc.


Interviewé par Patrice Mallet (ci-dessus), présentateur de l'émission, et Jacques Deloche (ci-dessous) en tant que critique littéraire, il a largement évoqué De Fils en Aiguilles, qui vient de paraître aux éditions AO, donnant d'intéressantes précisions sur l'état d'esprit du livre et les circonstances de son écriture.


L'émission devrait être disponible sous peu en replay

En attendant, voici quelques extraits de la “parole” de notre guide-auteur.

Après avoir expliqué le jeu de mots du titre – de “fils” en aiguilles – Patrice Mallet a demandé à Jean-Claude Charlet :
– Alors, quand on s'appelle Charlet, on est guide de père en fils ?
– En tout cas, mon père était guide, mon fils est guide aussi. J'ai deux fils, il y en a un qui n'est pas guide et ça ne me dérange pas du tout ! Ce n'est pas forcément la volonté des pères que leurs enfants soient guides – il ne faut pas croire. Mon père ne souhaitait pas que je sois guide, et je ne souhaitais pas tellement que mon fils le soit… Mais lorsque ça se passe, on est plutôt content, quand même !
Patrice Mallet a bien sûr posé à Jean-Claude Charlet la question-clé sur la filiation :
– C'est bien… ou c'est difficile d'être “le fils de” ?
– C'est épouvantable ! Parce qu'on vous attend dans un domaine où, là, je ne pouvais pas égaler mon père bien entendu, parce qu'il était particulièrement brillant dans son domaine, donc je n'avais que peu d'espoir de me fabriquer un prénom… [un temps, sourire] Non, c'est pas facile !
Plus tard, après avoir évoqué sa propre ascension de l'aiguille Verte, Jean-Claude Charlet raconte ainsi l'entrevue avec son père Armand à son retour du couloir Couturier :
– J'ai vu dans son regard qu'il était plutôt fier de moi, et je vous assure que c'est un des moments les plus importants de ma vie, parce que gagner la confiance de son père – et en même temps un petit peu “le tuer”, je crois que c'est notre lot à tous…
Le dernier chapitre du livre vous en dira plus sur cet épisode marquant…

lundi 9 décembre 2013

“Spécial fêtes” à la librairie Fantasio

Samedi 7 décembre 2013, les éditions AO présentaient leur catalogue à la librairie Fantasio, au centre-ville de Villeurbanne (quartier des Gratte-Ciel).


Outre l'éditeur – et rédacteur de ces lignes – nous avons eu le plaisir de recevoir deux de nos auteurs, Cécile Malhey-Dupart et Henry Carey. L'accueil de la librairie s'est une fois encore montré chaleureux et attentif, tant de la part de l'équipe des libraires que de celle des clients venus partager avec nous leur passion du livre. Pour agrémenter le stand, des marque-pages inédits étaient offerts, ainsi que… des bonbons – il ne faut rien négliger pour plaire à la clientèle !


Tandis que Henry inventorie le contenu de la corbeille à bonbons, et que Cécile réfléchit à son prochain livre, le rédacteur-éditeur vante les qualités de Sacré mont Blanc à une cliente…


Le duo d'auteurs alterne dialogues avec les lecteurs et signatures de dédicaces…

La plupart de nos titres ont retenu l'attention des acheteurs de cadeaux en vue des fêtes.
Six yaourts nature (Henry Carey), De Fils en Aiguilles (Jean-Claude Charlet), Sacré mont Blanc (Marc Lemonnier, Cécile Auréjac et Pilo), Mercredeuils (Christine Rogier), Les perles du prof de maths, A mots comptés (auquel Cécile a contribué), Demain le ciel sera orange (Sébastion Haton), Un Flic de l'Intérieur (Georges Moréas), Soupe froide (Daniel Safon), Corinne n'aimait pas Noël (Jean-Luc Tafforeau, Fleuve Noir, un collector), sans oublier Des Dômes et des hommes (Benoît Rousseau), dont le tout dernier exemplaire disponible a été acquis par des amateurs d'alpinisme fréquentant la Vanoise.

Plus de précisions sur ces livres sur notre site web.

Avec nos remerciements à la librairie Fantasio.

dimanche 1 décembre 2013

De Fils en Aiguilles - le “making-of”

Les éditions AO publient en ce début décembre “De Fils en Aiguilles”, de Jean-Claude Charlet, sous-titré “Parole de guide”. Le livre rassemble une sélection de quelque vingt textes de l'auteur, guide de haute montagne à la Compagnie de Chamonix.

Au fil des pages se tisse une vision de ce métier hors du commun, en une “ascension” progressive vers de plus en plus d'émotion et d'intimité. Outre une dizaine de discours prononcés chaque année à l'occasion de la Fête des Guides – révisés en vue de cette publication –, Jean-Claude Charlet a extrait de ses carnets de courses des portraits de clients et des anecdotes qui illustrent sa conception humaniste du métier de guide. En finale, deux récits d'expériences majeures, au caractère proprement initiatique, vont encore plus loin dans cette franchise revendiquée. Enfin, pour illustrer la problématique de la filiation, qui traverse ce livre, l'auteur a accepté que soit publiée pour la première fois la liste exhaustive des 100 ascensions de l'aiguille Verte réussies par son père, Armand Charlet (1900-1975), le plus grand guide de sa génération et “professeur-maître” à l'école d'alpinisme de Chamonix de 1945 à 1964.

Comment les éditions AO ont-elles été amenées à éditer De Fils en Aiguilles ?
Ce n'est probablement pas un hasard si les circonstances de la rencontre avec l'auteur ont toujours été placées sous le signe de la filiation, des relations pères-fils.

Une petite Verte en forme d'hommage

En 2007, ma compagne et moi souhaitions retourner gravir la petite aiguille Verte. L'un des éléments déclencheurs de ce souhait était que mon père, Henri, avait réalisé là sa dernière course en montagne en 1986, peu avant sa disparition. Quasiment vingt ans après, c'était une occasion de lui rendre hommage. Nous remettant au hasard, nous avions déposé une demande au bureau d'Argentière de la Compagnie des guides de Chamonix. Jean-Claude, le guide qui nous avait été attribué par le “tour de rôle”, nous avait alors demandé s'il pouvait encorder avec nous son fils Christophe, à qui il voulait offrir une descente en surf depuis l'arête sommitale de l'aiguille. Nous étions toujours dans le thème de la filiation ! Et nous avions appris, chemin faisant, que Jean-Claude Charlet était aussi le fils d'Armand Charlet, en observant ensemble le versant Nant-Blanc de l'aiguille Verte.
Cette ascension est relatée sur un autre blog, à cette adresse.

Une voie doublement “historique” aux Grands Montets

Trois ans plus tard, nouvelle référence paternelle. Je souhaitais suivre les traces de mon père, qui avait réalisé à l'aiguille des Grands Montets sa toute première course en haute montagne en 1955. Cette voie normale, oubliée pour cause de remontées mécaniques, exigeait de recourir à un connaisseur du secteur. Sur les conseils de “Clo”, gardienne du refuge de Lognan, j'avais fait appel à Zian, qui se révéla être son fils et… celui de Jean-Claude Charlet. Le 12 septembre, nous avions gravi cette voie normale “historique”, le jour même de la date de l'anniversaire de mon père…
Cette ascension est également relatée dans le blog précité, à cette adresse.

Les éditions AO avaient édité fin 2009 un petit récit d'alpinisme, Des Dômes et des hommes, dans lequel l'auteur, Benoît Rousseau, relatait une longue course en Vanoise sous la conduite d'un guide. J'en avais donc offert un exemplaire à Jean-Claude Charlet, le sujet étant de nature à l'intéresser, tout comme je le ferai un peu plus tard avec Sacré mont Blanc !, de Marc Lemonnier.

Quelque temps plus tard, Jean-Claude Charlet repensa aux éditions AO alors qu'il avait décidé de s'engager dans la remise en forme des textes qu'il avait rédigés depuis de nombreuses années à propos de son métier et de ses expériences les plus marquantes. Un sujet passionnant pour un “éditeur-monchu” ! C'est alors que commença un travail de révision, de sélection et de “montage” afin de constituer un recueil à la fois attrayant, rythmé et conforme à la démarche souhaitée par l'auteur. Une progression “en cordée”, au fil des pages…

Ainsi naquit De Fils en Aiguilles, dont le titre détourne l'expression bien connue pour en faire une image combinant la filiation et l'alpinisme, les “aiguilles” étant le type de sommet le plus fréquemment rencontré dans le massif du Mont-Blanc. De surcroît, le rôle majeur joué par le couloir “Couturier” à l'aiguille Verte dans le livre ajoutait un second jeu de mots implicite…

C'est donc avec beaucoup d'émotion et de fierté que les éditions AO publient ces jours-ci cet ouvrage. En tant que client de guide – “monchu” en patois savoyard – je trouve là une occasion de rendre hommage aux guides, au premier rang desquels Gilbert et Fernand Pareau, avec qui j'ai eu la chance de réaliser nombre de belles courses dans le massif du Mont-Blanc.

Jean-Luc Tafforeau, décembre 2013

mardi 26 novembre 2013

Grandes Jorasses : un topo-guide d'anthologie

Connaissez-vous les “topos-guides” d'alpinisme ? Non ?

Ce genre littéraire – c'en est un, nous en sommes convaincus – consiste à rassembler les descriptions des itinéraires que les alpinistes ont parcourus sur les parois des montagnes. Les métaphores graphiques ne manquent pas : on “trace” une “nouvelle ligne” sur une face. Ces traits pointillés sur des photos ou des dessins peuvent sembler fort éloignés des aventures humaines vécues par ceux qui les ont suivis en vraie grandeur !


Un exemple de topo, tiré de CampToCamp, présentant des itinéraires de la face nord de l'aiguille du Midi (auteur : Thomas Charbonneau, voir à ce lien)

Détrompez-vous, la richesse de ces ouvrages, le luxe de détails qu'ils recèlent, peuvent en rendre la lecture passionnante. D'un point de vue graphique, avant tout. Il y a quelque chose d'artistique dans ces itinéraires. Nombre d'alpinistes capables d'imaginer, puis de parcourir, de telles lignes recherchent la perfection : tracé “direct”, tel un fil à plomb tombant du sommet, repérage des “lignes de faiblesses” – parfois bien “fortes” au demeurant –, découverte de tel ou tel relief caractéristique, face, éperon, pilier, arête, voire ces minuscules couloirs de glace éphémères que l'on appelle “goulottes”.

Le dernier topo-guide de JMEditions traite de la face nord des Grandes Jorasses.
Vous en aurez forcément entendu parler, ne serait-ce, pour les moins jeunes, que par le titre d'un livre de René Desmaison, 342 heures dans les Grandes Jorasses.
L'auteur, Julien Désécures, guide de haute montagne, nous livre ici une véritable encyclopédie de la face nord, tant géographique qu'historique, mais aussi technique, bien sûr, avec moult considérations sur la façon d'envisager de gravir ce mur de roc et de glace, y compris d'un point de vue météorologique.

Ci-dessus : la face nord des Grandes Jorasses et ses quatre sommets les plus repérables, pointes Walker, Whymper, Croz et Marguerite.

Car cette face alpine est exceptionnelle à tous égards. Très haute (jusqu'à 1200 m, soit trois tours Eiffel empilées), très large aussi (plus d'un kilomètre et demi), très difficile, très froide en raison de son exposition, elle a attiré tous les alpinistes de haut niveau, pour une longue histoire entamée dans les années 1930, et qui n'a cessé de se développer durant huit décennies…

Logiquement, on trouve dans ce topo un condensé de toute l'histoire de l'alpinisme, de la “conquête” (terme éminemment militaire !) aux parcours express (un alpiniste l'a gravie en 2h20 récemment), en passant par les grandes entreprises hivernales, les ascensions solitaires, voire les deux en même temps. Plus récemment, les praticiens experts ont été capables de découvrir des itinéraires, inédits ou pas, qui tirent tout le parti des techniques récentes de progression en terrain mixte (dry-tooling sur rocher et glace mêlés, “placages” de neige durcie collés sur la roche).

Qui dit histoire de l'alpinisme dit aussi acteurs de cette histoire. La face nord des Grandes Jorasses a inévitablement attiré tous ceux qui voulaient marquer d'une façon ou d'une autre cette histoire épique. Il serait fastidieux de citer tous les alpinistes célèbres qui ont sillonné cette face : ils s'y sont presque tous illustrés d'une façon ou d'une autre !

C'est ce que nous détaille le topo-guide de Julien Désécures.



Il nous montre que chaque relief de la face cache souvent une véritable montagne à lui seul. Ce qui, de face et de loin, ressemble à un simple éperon, est en réalité un ensemble massif à deux faces et une arête, dans lesquels circulent d'innombrables itinéraires – pas loin d'une cinquantaine au total !
Même si l'on sait que jamais, au grand jamais, on ne gravira aucun de ces itinéraires, prendre connaissance de leurs tracés, de leurs descriptions, de leur histoire suffit au plaisir du lecteur.
De nombreuses photos prises durant des ascensions de la face nous permettent d'imaginer l'ambiance – et les sensations qu'elle suscite – des lieux. De larges citations d'alpinistes ayant gravi cette face donnent du piment aux descriptions, tandis que des topos dessinés à la main – les œuvres “originales” – sont rassemblés en annexe.

Le blog de l'auteur donne un aperçu de la documentation ainsi rassemblée.

La connaissance de toutes ces lignes enrichit considérablement la contemplation d'une montagne. Un peu comme un plan d'architecte nous aide à comprendre les qualités d'un édifice, ou comme une partition musicale donne les clés de l'inspiration du compositeur. Les topos-guides d'alpinisme sont cependant beaucoup plus facile à lire que les critiques d'architectures (souvent élitistes) ou les partitions de musique (solfège oblige). Là où la difficulté commence, en revanche, c'est quand le pratiquant – ou le praticien, à votre guise – se trouve “au pied du mur”, et doit interpréter un croquis de 15 centimètres de hauteur résumant une ascension de plus de 1000 mètres…
Tout un art !

Grandes Jorasses, Face nord, North Face, bilingue français-anglais, par Julien Désécures, JMEditions 2013 - ISBN 978-2-918824-15-2

jeudi 21 novembre 2013

Salon L'autre Livre - Paris

Du vendredi 15 au dimanche 17 novembre, les éditions AO étaient présentes au 11e salon des éditeurs indépendants, qui se tenait dans l'ancien marché des Blancs-Manteaux, rue Vieille du Temple.

L'association L'autre LIVRE, qui organisait le salon, n'avait pas ménagé sa peine, puisque plus de 140 éditeurs étaient représentés dans cet espace vaste et très bien situé en plein quartier du Marais. Que les organisateurs en soient remerciés.

Le tout dernier exemplaire du livre de Jean-Henri Maisonneuve, Tenir, les cris d'un prof de lettres, a trouvé preneur le vendredi, en la personne d'un… professeur de lettres. Et nous avons eu la surprise de le revoir le samedi en fin de matinée. Ayant lu le livre dans la soirée, cet enseignant a tenu à venir nous féliciter de l'avoir édité, tant il y avait retrouvé ses propres émotions et interrogations. Un bel hommage pour notre auteur pour marquer la fin de la commercialisation de son livre. Nous prévoyons d'ailleurs une réédition prochaine sous forme numérique afin de prolonger sa vie éditoriale.

Dimanche, trois auteurs AO sont venus nous rendre visite au stand et dédicacer leurs livres : Christine Rogier (Mercredeuils), Sébastien Haton (Demain le ciel sera orange) et Benoît Rousseau (Des Dômes et des hommes). En outre, Marie a assuré durant ces trois jours une présence assidue aux tables A65 et A67 qui nous étaient dévolues. Qu'elle en soit ici remerciée.



Nous avons également sympathisé avec nos voisins des éditions L'Épatante. Jean, dessinateur de presse, est aussi auteur et éditeur de livres d'humour sur le football ou le yoga, ainsi que d'albums graphiques tels que Les Beatles font l'intéressant. Un voisinage amusant et stimulant !


Quand un visiteur du salon a le regard attiré par la table d'exposition…


…qu'il se saisit d'un livre et en consulte la quatrième de couverture, la moitié du chemin est déjà parcourue.


Il reste à ce qu'il soit suffisamment intéressé pour accepter d'engager la conversation… Mais cela ne suffit pas toujours à ce que le livre lui soit vendu !
(Ces 3 clichés sont de Stéphane Assézat, que nous remercions ici).

Outre des amateurs de livres, nous avons noté combien ce salon attirait les visites de prestataires à la recherche de clients, que ce soit pour l'imprimerie, la révision de textes ou tout simplement des auteurs cherchant un éditeur, comme cet homme d'âge vénérable qui passait devant chaque stand, pointait son doigt sur l'exposant et lançait de but en blanc : “Vous ! Vous vous intéressez à la philosophie ??”

Un “autre” salon du livre, vivant et attractif donc, où la concurrence était néanmoins âpre, le rapport entre le nombre de visiteurs et le nombre de livres présentés devant être, somme toute, assez modeste. C'est la loi du genre !

dimanche 13 octobre 2013

André Odemard et le mont Blanc du Tacul

André Odemard (1901-1986) était le grand-père maternel de Jean-Luc Tafforeau, fondateur et gérant d'une maison d'édition à qui il a souhaité donner le nom de celui qu'il appelait, enfant, “Papo”, et qui avait toujours encouragé ses jeux littéraires. Ainsi son nées les éditions AO - André Odemard

Diplômé des Beaux-Arts, dessinateur industriel, André Odemard était aussi un passionné de montagne, qu'il avait découverte à la fin des années trente lors d'un séjour à Servoz (Haute-Savoie).

En août 1962, alors qu'il s'approchait des 61 ans (André Odemard était né un 3 septembre), il avait gravi le mont Blanc du Tacul (4248 m) sous la conduite du guide Fernand Pareau. Le père de Jean-Luc Tafforeau, Henri, suivait l'exemple de son beau-père, et foulait la cime de ce beau sommet le jour même de son propre anniversaire, le 12 septembre 1962. Il avait alors tout juste 33 ans.

André Odemard s'était juré de retourner sur ce même Tacul pour… ses soixante-dix ans. Et c'est ce qu'il fera en septembre 1971, selon toute vraisemblance le 3, tant l'événement fut abondamment commenté dans la famille ! Son guide était toujours Fernand Pareau, et ils étaient accompagnés de Thierry Damilano. Ce jour-là, Fernand et son jeune client iront même jusqu'au mont Maudit, tandis qu'André Odemard les attendait sur l'épaule du Tacul.

L'ascension de 1962

La cordée avait dormi au laboratoire des Cosmiques. À cette époque, en effet, il s'agissait non d'un “refuge”, mais d'un laboratoire scientifique, comme en témoigne le tableau noir où sont visibles des formules mathématiques. La soirée avait permis de saluer Gaston Rébuffat, présent ce soir-là, et photographié ici avec Fernand Pareau.

Le lendemain, partis tôt, ils purent profiter de bonnes conditions de gel sur les pentes du Tacul.

Un passage raide, vraisemblablement dans le premier tiers de l'ascension, nécessita un rappel de corde à la descente.

Une des photos prises au sommet. L'alpiniste figurant à gauche, qui faisait partie de la cordée, n'a pas pu être identifié.

Un autre cliché d'André Odemard au sommet, montrant que la météo n'était pas des plus favorables du côté du mont Blanc !

Dans la descente, quelques séracs menaçants devaient être contournés…

L'ascension de 1971

André Odemard a donc fêté ses soixante-dix ans à 4248 mètres d'altitude, avec une nouvelle ascension du mont Blanc du Tacul, le 3 septembre 1971.

À y regarder de près, la pente était au moins aussi tourmentée en ce début des années soixante-dix que de nos jours. La diagonale vers la droite, souvent tracée par les candidats au mont Blanc, paraissait même peu fréquentable ! La voie normale part tout droit, au centre de la face, avant d'obliquer sur la gauche.

Ayant de nouveau fait étape aux Cosmiques, André Odemard aura l'occasion de prendre un très beau cliché, dont il était légitimement fier. On voit ici Thierry Damilano de profil.

Les diapositives numérisées pour l'occasion ne nous ont pas permis de retrouver de cliché pris au sommet. Sur celui-ci, pris durant la descente selon toute vraisemblance, on reconnaît bien André Odemard et Fernand Pareau.

La cordée au complet, dans une photo prise semble-t-il la veille au soir à proximité du refuge.

Quant à cette photo, malheureusement de piètre qualité, elle a été prise sur l'arête de l'aiguille du Midi, ultime – et certainement pénible – étape de l'ascension réussie par ce grand-père dont je suis très fier !

Jean-Luc Tafforeau, octobre 2013.

dimanche 6 octobre 2013

Interview de JL Tafforeau sur Lyon Première

La radio Lyon Première vient de diffuser une interview de Jean-Luc Tafforeau, gérant des éditions AO, réalisée à la librairie Fantasio, dans le cadre de l'émission “Quartier Livres” animée par Didier Rougeyron.



Vous pouvez l'écouter sur le site de Lyon Première à ce lien, ou télécharger directement le fichier MP3 correspondant, disponible sur le même site sous cette référence.

Tout récemment, “Quartier Livres” avait également recueilli les propos de Hervé Blanchard, de la librairie Fantasio, où les éditions AO sont régulièrement reçues pour des dédicaces et présentations.

lundi 30 septembre 2013

Théo Giacometti a reçu la médaille de l'Assemblée Nationale

Christophe Castaner, maire de Forcalquier, est député de la deuxième circonscription des Alpes de Haute-Provence, qui comprend notamment Manosque, Sisteron et Barcelonnette. C'est à Barcelonnette que les éditions AO s'étaient déplacées pour la 4e foire au livre organisée par la librairie Imaginez, samedi 28 septembre.

Mais quel rapport entre le député et les éditions AO ? Tout simplement l'un de nos auteurs, Théo Giacometti, natif et habitant de Barcelonnette, à qui Christophe Castaner a remis ce samedi la médaille de l'Assemblée Nationale au titre de son premier roman Puisque chante la nuit.
La médaille de l'Assemblée Nationale est régulièrement décernée à des citoyens pour leur implication dans des domaines sociaux, culturels ou sportifs.

Théo Giacometti et Christophe Castaner posent pour les photographes devant la librairie Imaginez.

Théo (auteur) et Laurent (libraire), en pleine allégresse sur le stand des éditions AO.

Tous nos remerciements à Laurent, pour son efficacité de libraire et sa faconde, ainsi qu'à tous les Barcelonnette de la place Manuel, qui nous ont chaleureusement entourés ce samedi joyeux et animé.

mercredi 18 septembre 2013

Un mont Blanc à 4792 mètres


Comme ils en ont désormais l'habitude, les géomètres-experts sont allés mesurer l'altitude du mont Blanc le 13 septembre dernier. Une tâche difficile, ne serait-ce qu'en raison des variations causées par les chutes de neige et les rafales de vent.

Le chiffre de 4807 mètres datait de 1863, indique l'un des géomètres de l'équipe. Un relevé effectué par l'armée peu après l'annexion de la Savoie… Depuis, l'altitude du Toit de l'Europe semble se maintenir aux alentours des 4810 mètres. Ce vendredi 13, elle dépassait même ce chiffre de… 6 centimètres.

Le plus intéressant, à notre avis, est cette estimation de l'altitude du sommet rocheux proprement dit, enfoui sous les neiges éternelles. Toujours d'après nos amis géomètres, elle serait de 4792 mètres, à une quarantaine de mètres à l'ouest du point culminant neigeux. La couche de neige serait donc en permanence d'environ 18 mètres.

Notre époque est volontiers saisie par la “quantophrénie”, cette addiction à la quantification chiffrée. À quand une mesure permanente et en “temps réel” de l'altitude du mont Blanc ? Ce serait la seule information valable… Une suggestion hautement “quantophrénique” !

Les éditions AO ont donc été avisées de ne pas inclure d'altitude dans le titre du livre de Marc Lemonnier publié il y a presque un an : Sacré mont Blanc ! Oui, à tous égards : sacré sommet qui ne cesse de faire varier son altitude au gré des éléments – vent, neige, chaleur solaire ou froid hivernal !

Photo : le massif du Mont-Blanc photographié depuis les pentes des Posettes, le 17 août 2013. Le mont Blanc proprement dit est bien visible au centre-gauche du cliché.

mardi 3 septembre 2013

Henry Carey dans “Rythmes”

La revue municipale de Caluire-et-Cuire, Rythmes, publie dans sa livraison de septembre 2013 un article sur le roman Six yaourts nature et son auteur, Henry Carey, titré “Aux grands maux, les mots…”


Extrait :
« Réglé comme une horloge (ou un algorithme informatique) et ficelé pour résoudre implacablement des équations, le roman déroule, en une partition vive et rythmée, les tranches de vie croisées de six personnages qui ne peuvent échapper à leurs destins. À découvrir sans tarder ! »
Le magazine est téléchargeable sur le site de la ville à ce lien.

Le livre est disponible notamment à la librairie Vivement Dimanche (47, rue du Chariot d'Or, à Lyon la Croix-Rousse), et en ligne sur le site des éditions AO.

mercredi 21 août 2013

Marc Lemonnier interviewé par TV Images 48

Marc Lemonnier, auteur de Sacré mont Blanc !, paru récemment aux éditions AO, a été interviewé par la chaîne de télévision TV Images 48, une web TV installée en Lozère. Marc réside en effet dans les Cévennes.
L'intégralité de l'émission est disponible sur le site de la web TV, ou sur YouTube à ce lien.


Dans cet entretien avec Roland Plantin, Marc raconte comment les éditions AO l'avaient contacté suite à la lecture des récits qu'il avait rassemblés sur son site web, rêve éveillé, et de quelle façon le livre a été peu à peu conçu, enrichi en particulier par les dessins de Pilo (Gilles Mazard).


Marc nous explique aussi sa démarche alpine, les raisons qui l'ont poussé à adopter un mode de progression permettant de rester longtemps en montagne – quitte à transporter de lourds sacs !
Ce que je recherche c'est pas la lenteur, ce que je recherche, c'est d'être dans la montagne, c'est-à-dire de rester le plus longtemps possible là-haut, parce que ce qui me plaît c'est d'être là-haut. Et donc il n'y avait pas 36 solutions, pour pouvoir y rester, il fallait pouvoir dormir où on voulait. Progressivement, j'ai pris l'habitude d'aller en montagne avec la tente, et ça a complètement transformé la relation que j'avais avec la montagne.

Marc explique son amour du mont Blanc qui, selon lui, n'a pas à rougir face à d'autres grands sommets de la planète :
Il n'y a pas que l'altitude, il y a l'allure qu'il a, il est recouvert de glaciers colossaux, gigantesques, quelque chose qui défie la vision… Il a vraiment l'allure d'un très grand.
Pour autant, le sommet n'est pas tout :
Quand on arrive au sommet du mont Blanc, c'est un moment parmi d'autres. […] Si on n'arrive pas au sommet, c'est pas très grave, il y a tout ce qui est vécu sur le chemin.
Tous nos remerciements à TV Images 48 pour la qualité de la réalisation, et pour avoir donné ainsi à notre auteur l'occasion de s'exprimer, de nous faire partager sa passion de l'alpinisme, de la montagne en général… et du mont Blanc en particulier !

Rappelons que Sacré mont Blanc ! est disponible en vente directe sur le site des éditions AO, mais aussi à la librairie La Berlue de Florac (place du Palais 48400 Florac, tél. 04 66 32 39 24), ainsi que dans de nombreuses librairies de Haute-Savoie. Votre libraire peut facilement le commander en s'adressant aux éditions AO, le livre étant référencé chez Dilicom et Electre.